20.07.2008
Eric Werner:« Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime »

Eric Werner, « Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime », coll. Les Yeux ouverts , Editions Xénia, 2008, 140p ., 13,30
Depuis une quinzaine d’années, Eric Werner publie des ouvrages qui contrastent avec l’univers ouaté et pépère des idées creuses. Après les formidables « Avant-Guerre civile » et « Après-Démocratie » et une très surprenante « Maison de servitude », voici un nouvel essai dans la lignée des deux premiers : « Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime ». Si le titre paraît énigmatique, son sous-titre en indique l’orientation générale. L’intitulé étrange provient d’une remarque (d’un avertissement ?) lancé au juge d’instruction spécialisé dans les affaires de corruption politico-mafieuse des années 1990, Eva Joly, par un très haut magistrat français.
Ce titre curieux se comprend de diverses façons. Il ne faut pas s’approcher des fenêtres car on risque d’être la cible d’un tireur embusqué ou bien, si on jette un regard dehors, la réalité risque de nous secouer car on découvrirait que l’Extérieur contredit les rêveries idéologiques de l’Intérieur si confortables… La mise en garde est à prendre au sérieux et on est prévenu : en ouvrant l’opuscule, on deviendra le complice – intellectuel et moral – du professeur Werner.
Celui-ci reprend, poursuit et affine les thématiques déjà abordées dans « L’Avant-Guerre civile » et « L’Après-Démocratie ». Toutefois, la formulation n’est là nullement universitaire. Eric Werner a choisi d’exposer ses réflexions en de très courtes discussions incisives, concises et intenses entre l’Avocat, l’Ethnologue, le Sceptique, le Philosophe, le Colonel, le Collégien, l’Auteur, le Double et d’autres « personnages ». Sont-ils des archétypes, des figures, des allégories quelque peu originales ? S’il est impossible de répondre à cette question, on sait toutefois que ce sont « des dissidents, littéralement des gens qui s’assoient en travers. En travers de quoi ? […] De l’opinion commune. Ils suivent leur voie propre qui n’est pas celle des autres ». Bref, ils appartiennent aux « 5% de rebelles […] qui lisent, réfléchissent, s’intéressent aux choses qui en valent la peine, pratiquent le doute méthodique, etc
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06.07.2008
Oui à l'Europe fédérale !
par Robert de Herte
Les discussions sur l'Europe sont le signe le plus évident de la confusion de la pensée actuelle. L'une des causes de cette confusion réside dans l'incapacité de la plupart des protagonistes du débat à raisonner à propos de l'Europe en d'autres termes que ceux de leur héritage politique singulier. Une autre cause est l'incapacité de ces mêmes acteurs à hisser le débat au niveau qui lui convient, celui d'une interrogation fondamentale sur les notions de politie, de droit, de légitimité, de représentation, d'autonomie et de souveraineté. Ces traits sont particulièrement marqués en France, ce qui n'a rien d'étonnant, puisque la mentalité de la classe politique, de droite comme de gauche, n'a cessé depuis des siècles d'être structurée par le paradigme, bodinien d'abord, puis jacobin, de l'unité (au détriment de l'union) et de la souveraineté indivisible (au détriment de la souveraineté répartie).
Les réticences vis-à-vis de l'Europe s'alimentent d'abord des incontestables défauts de la construction européenne. On ne peut qu'être frappé à cet égard du total décalage existant entre une union européenne particulièrement avancée sur le plan commercial et financier et quasiment inexistante dans les domaines militaire, politique et social. L'Europe ne dispose aujourd'hui d'aucun exécutif digne de ce nom. Elle est créatrice d'obligations par le biais du droit communautaire, mais semble incapable d'en donner la justification. Le discours sur la subsidiarité est contredit par la mise en place d'une bureaucratie qui se veut omnicompétente. Faute d'une instance constituante, rompant avec la méthode opaque des conférences intergouvernementales, l'Europe devient productrice de flou. Ne comprenant plus rien à l'enchevêtrement des compétences et des pouvoirs, inquiets devant les " abandons de souveraineté " qu'ils ne voient pas compensés par l'émergence d'une souveraineté européenne, menacés dans leur vie quotidienne par un double déficit démocratique et social, ayant le sentiment que l'Europe se résume aux banquiers de Francfort, aux technocrates de Bruxelles et aux juges de La Haye, les citoyens tendent à regarder l'Europe comme un problème plus que comme une solution.
L'Union européenne ne remplit donc pas le rôle que l'on est en droit d'attendre d'elle. Mais qu'en est-il de la France ? William Abitbol et Paul-Marie Coûteaux écrivent que " l'Europe n'est plus qu'un instrument de la mondialisation et non le rempart qu'elle prétendait jadis lui opposer ", mais ils reconnaissent en même temps que " notre pays n'a plus la moindre politique, ni même les moyens d'en avoir une " (" Souverainisme, j'écris ton nom ", Le Monde, 30 septembre 1999). La vérité est que tous les maux qu'on prête aux institutions européennes se retrouvent à l'échelon national. Il n'y a pas moins de " déficit démocratique " en France qu'en Europe, la technocratie parisienne vaut bien la technocratie bruxelloise, et l'on ne voit pas pourquoi les fabricants de fromage qui s'indignent, à juste titre, qu'on réglemente leur production à Bruxelles, devraient trouver normal qu'on la réglemente à Paris. Quant à la diversité des pays européens, qu'on allègue parfois pour en tirer argument contre la construction européenne, elle n'est pas moindre que celle des régions françaises : vouloir réunir l'Allemagne et la Grèce n'est pas plus extraordinaire que d'avoir réuni la Corrèze et l'Ile-de-France. Dès lors, la seule question qui se pose est de savoir à quel niveau la souveraineté peut le mieux s'exercer. La réponse n'est pas douteuse. Une Europe imparfaite vaut mieux que pas d'Europe du tout.
Ce qu'on peut en fait le plus reprocher à la construction européenne actuelle, c'est de ne rechercher une légitimité qu'en termes d'output, c'est-à-dire en termes d'efficacité de résultats mesurés et prédéterminés par un cadre régulateur d'intégration au marché. La dynamique d'intégration s'oriente alors fondamentalement vers une société de marché transnationale et socialement dérégulée, dont la valeur se résume à la stabilité monétaire et à la compétitivité des entreprises. " Les conditions préalables à la formation d'un consentement négocié ne sont pas réunies, constate Thomas O. Hueglin, car chaque joueur va chercher à maximiser son intérêt dans ce jeu à niveau multiple plutôt que de prendre un engagement de solidarité mutuelle " (" Le fédéralisme d'Althusius dans un monde post-westphalien ", in L'Europe en formation, printemps 1999, p. 38). Or, ce qu'il faut rechercher, c'est au contraire une légitimité en termes d'input, la construction européenne devant avoir pour objectif de permettre à toutes les parties associées de traiter elles-mêmes librement, chaque fois qu'elles le peuvent, les problèmes qui les concernent, en acceptant les conséquences qui découlent de cette liberté.
L' " Europe des Etats ", l' " Europe des patries " ou l' " Europe des nations ", formules commodes pour masquer un refus fondamental de l'Europe, ne permettent pas d'atteindre un tel objectif. Il en va de même d'une " nation européenne ", qui reporterait au niveau supra-national toutes les tares propres à la logique unitaire de l'Etat-nation jacobin - et aussi d'un fédéralisme " par le haut " qui n'est que trop souvent l'alibi de l'hégémonisme. Seul le fédéralisme " par le bas ", dit aussi fédéralisme intégral ou sociétal (cf. Lutz Roemheld, Integrale Föderalismus, Vögel, Munich, 1978 ; Thomas O. Hueglin, Sozietaler Föderalismus, Walter de Gruyter, Berlin, 1991), fondé sur une application rigoureuse du principe de subsidiarité, peut permettre, en faisant partir la construction européenne du niveau communautaire, local et régional, de rejeter d'un même mouvement l'impuissance et le nivellement.
La prédominance du modèle de l'Etat-nation a fait oublier qu'une nation peut aussi bien se composer d'une pluralité d'Etats, et un Etat d'une pluralité de nations. Il faut se défaire de cette vision étatiste et absolutiste qui a trop longtemps interdit de penser l'exercice de la démocratie dans un cadre autre que celui de l'Etat-nation, alors qu'elle a partout entraîné l'uniformisation, la relégation dans le privé de liens substantiels entre les membres des diverses communautés, la suppression des enracinements concrets et des appartenances particulières, la centralisation et la concentration des pouvoirs entre les mains d'une Nouvelle Classe de gestionnaires et de techniciens. Comme l'avait déjà noté Nicolas Berdiaev, l'Etat n'a de sens que pour autant qu'il crée les conditions du vouloir vivre ensemble, en faisant participer à la vie publique tous les membres du corps politique tout en étant le " garant de l'ordre des autonomies " (De l'esclavage et de la liberté de l'homme, Desclée de Brouwer, 1990, p. 194). Il s'agit de retrouver les échelons intermédiaires supprimés par des siècles de jacobinisme, et de faire resurgir une vie locale fondée sur des valeurs partagées, aujourd'hui menacées par la montée de la rationalité anonyme, des valeurs marchandes et de la mondialisation.
Nous ne sommes donc ni du côté des " souverainistes " nationalistes ou nationaux-républicains, ni du côté des " libéralo-libertaires " qu'on leur oppose parfois. Nous pensons que l'Europe doit aller vers un fédéralisme par le bas. Cela signifie que les petits Etats européens doivent se fédérer entre eux, et que les grands doivent se fédéraliser à l'intérieur de leurs frontières. On a besoin en France d'une Europe fédérale souveraine, à la fois " une et indivisible ", comme on a besoin en Europe d'une France fédérale, qui cesse d'être une " république une et indivisible " pour devenir la république fédérale des peuples de France.
[Eléments n°96, novembre 1999]
14:32 Publié dans Identité, Métapolitique, Nouvelle Droite, Politique, Régionalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert de herte, europe, identité, éléments
Paysages et sens du lieu

- Photo: Yann Arthus-Bertrand, mer
Par Luisa Bonesio
Comme l'a souligné Marcello Veneziani à propos des approches géo-philosophiques du problème de la territorialité, le besoin, caractérisant l'attitude communautaire, de se reconnaître dans des archétypes, traditions et continuités formant un horizon de sens, est inséparable du sentiment ou du désir d'appartenance à un lieu, d'enracinement dans une terre d'élection, de recherche d'un horizon où se fixer. C'est l'affirmation de la valeur des lieux et de la mémoire contre la mondialisation déracinante, cosmopolite, multiraciale, laquelle s'exprime aussi au travers du nivellement des caractéristiques locales, de l'uniformité indifférenciatrice où la Terre est comme fondue de nouveau en un bloc unique, monotone et déculturant. Dans le cadre de ses pertinentes oppositions terme à terme, Veneziani soutient que « la communauté relève d'un lieu, ce qui est libéral d'un temps » : la communauté est la pensée d'une origine et d'une généalogie inscrites dans des lieux précis patrie ou matrie , d'où elle tire aliment et sens (« La frontière n'est pas le mal, mais ce qui garantit concrètement la sphère de notre être et de notre agir » (1) ; le cosmopolitisme faustien, la fuite en avant libérale, sont au contraire tout entiers tournés vers la libération de ce qui rattache à une terre et à la singularité d'un lieu, au nom de l'universalisme à réaliser au sein d'une temporalité orientée vers le progrès. Ceci signifie que l'insistance sur la variabilité des temps et des traditions, donc sur le relativisme historique des valeurs, a pour pendant la tendance complémentaire à l'abolition des différences, des identités partielles et éparses. Inversement, la défense des différences, des identités et des traditions qui s'incarnent dans des patries territorialement définies, s'accompagne généralement d'une mise en valeur de la mémoire, de l'héritage culturel, dans le cadre d'une idée de communauté élargie aux ascendants et aux descendants, ainsi qu'à la terre elle-même.
14:20 Publié dans Identité, Métapolitique, Nouvelle Droite, Régionalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luisa bonesio, nature, géographie, philosophie, monde
29.06.2008
Définir et dénoncer l'ethnocide

Par José Javier Esparza, article publié dans la revue madrilène Punto y coma, traduit dans la revue Vouloir n°35-36 (janv. 1987) par R. Pete
Tout le monde sait ce qu'est un génocide. Personne, ou presque, ne parle d'ethnocide, mécanisme de déracinement culturel qui s'abat, de nos jours, sur la majeure partie du monde. Ses victimes : les peuples, les cultures, les spécificités ethniques. Au profit d'un monde artificiel et homogénéisé. S'engager pour la cause des peuples exige, comme acte préalable, de désigner l'ennemi. Et l'ennemi, dans cette dynamique, c'est l'ethnocide.
L'homme est être de culture. Tout autant que l’espèce humaine est une notion biologique. Sur ce plan, zoologique, tous les hommes sont égaux. Mais les hommes ne se définissent pas seulement par leur constitution biologique mais plutôt par leur appartenance d une culture. L'Homme, dépourvu d’instincts pré-programmés, comme le souligne l'éthologie d'un Konrad Lorenz ou l’anthropologie d'un Arnold Gehlen, doit construire son comportement face au milieu. Cette construction est d'ordre "culturel". De sorte que, selon Gehlen, l'homme est "un être culturel par nature".
Le monde humain : une polyphonie
La même règle prévaut pour les sociétés humaines. Les hommes se regroupent en communautés de culture. Il n'y a pas de culture universelle ni d'homme universel. Il y a des peuples avec des cultures et des hommes. Le monde humain est essentiellement polyphonique. Les cultures se constituent ainsi, pour les hommes, en moyens destinés à la création de leur environnement. Cette culture ne peut être réduite à de la "production culturelle". La culture est la configuration que prennent les coutumes, les rites, les visions-du-monde, les conceptions de la société, les notions de sacré, les manières particulières de chaque entité à comprendre la relation qu'il y a entre l'homme et le monde. Toute tentative d'homogénéiser les cultures, de les réduire à un modèle universel constitue une atteinte contre ce qui est spécifiquement humain : la diversité culturelle. L'ethnocide s'inscrit dans cette dynamique homogénéisante. En provoquant l'extinction de la diversité culturelle, l'ethnocide implique la lente disparition de la spécificité des hommes et des peuples. Il implique la mort de l'humain.
Nous assistons à l'heure actuelle à une nouvelle configuration idéologique dans le monde qui se base sur un système de valeurs uniciste. Le vieux processus de colonisation "brutal et violent" a fait place à un néo-colonialisme pacifique et mercantile qui prétend imposer partout sa vision-du-monde. Ce qui est primordial pour ce néo-colonialisme, c'est la domination psychique et culturelle des peuples vivant dans les aires de son expansion potentielle, plutôt que leur simple domination physique/politique. L'agent privilégié de ce néo-colonialisme est précisément l'ethnocide, phénomène que nous pourrions définir, en un premier stade, comme un génocide culturel, génocide de "bonne conscience", exercé "pour le bien du sauvage". Ses résultats sont tout aussi négatifs et abominables que ceux d'une extermination physique.
Lire la suite (Euro-Synergies)...
01:38 Publié dans Histoire, Identité, Métapolitique, Militantisme, Nouvelle Droite, Politique, Religion, Solidarité, Tradition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identités, peuples, nations, régions, humanité
15.06.2008
Alain de Benoist évoque l'Asie

ONG : Quelle impression avez-vous eu de la Chine lors de votre passage ?
Alain de Benoist : Je me suis rendu pour la première fois en Chine populaire au mois d’août 2007, pour un séjour de très courte durée (une dizaine de jours) durant lequel, exception faite d’un rapide voyage à la campagne pour aller voir la Grande Muraille, je n’ai pu visiter que Tianjin et Beijing. Ce que j’ai vu ne m’a pas à proprement parler surpris, tant la télévision nous précède désormais un peu partout. Rien ne remplace toutefois un séjour sur place, car c’est seulement dans ces conditions que l’on peut noter une foule de petits détails que l’on ignorerait autrement. Comme tout le monde, j’ai été frappé de l’intensité activité qui se déploie actuellement dans un pays qui connaît désormais une croissance annuelle à deux chiffres (avec néanmoins d’immenses problèmes liés à la disparité existant entre les grandes villes et les campagnes reculées). Pour des raisons que j’ai du mal à m’expliquer, j’ai toujours été extrêmement attiré par l’Asie, les types humains asiatiques, les paysages d’Asie. Je peux même avouer qu’à l’époque de la Révolution culturelle, j’ai même eu quelques faiblesses pour le maoïsme, dont j’ai bien connu certains représentants français (j’avais alors moi-même le projet, pas très réaliste, d’écrire une biographie du maréchal Lin Biao). Ce rapide voyage a pour moi été une occasion de voir les Chinois de près, leur façon d’être et de vivre, etc. J’ai fait mille notations au passage. Permettez-moi de mentionner aussi le plaisir gastronomique, non négligeable pour quelqu’un qui, comme moi, a l’habitude à Paris de fréquenter trois ou quatre fois par semaine les restaurants asiatiques !
Lire la suite (Novopress France)...
Source: http://ongong.canalblog.com/archives/2008/06/14/9...
18:49 Publié dans Géopolitique, Identité, Métapolitique, Militantisme, Nouvelle Droite, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : asie, asia, europe, identité, révolution, ong, solidarité
28.05.2008
Aleksandr Dougine
Aleksandr Douguine: les Etats-Unis d'Amérique
Débat entre Douguine et Erofeev dans l'émission "К барьеру" de Solovev au sujet des Etats-Unis.
Aleksandr Douguine: la Russie et Vladimir Poutine
Emission "К барьеру" de Solovev.
Débat entre Aleksandr Douguine et le scientifique Kapitsa sur la Science dans la Post-Modernité
18:23 Publié dans Figures, Géopolitique, Histoire, Identité, Métapolitique, Nouvelle Droite, Politique, Religion, Science, Tradition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aleksandr douguine, eurasie, russie, europe, identité, révolution
25.05.2008
Alain de Benoist: Demain la Décroissance!
15:44 Publié dans Décroissance, Ecologie, Métapolitique, Nouvelle Droite, Politique, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain de benoist, décroissance, écologie, anticapitalisme


