04.08.2008

Aleksandr Soljenitsyne

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11 décembre 1918 - 3 août 2008

Ecrivain et dissident russe, auteur de 36 romans, nouvelles et essais.

Prix Nobel de Littérature en 1970. 

 

-Textes en ligne d'Aleksandr Soljenitsyne (Lib.Ru)...

 

 

20.07.2008

Guy Hermet: L'hiver de la démocratie

L’hiver de la démocratie ou le nouveau régime

Armand Colin, 2007. 230 p, compte rendu Bruno Modica

Bruno Modica est chargé de cours en relations internationales à la prépa-ENA ( IEP de Lille)

 

Trouvé sur: www.clionautes.org/spip.php?article1703

Ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, Guy Hermet publie un tableau pessimiste du fonctionnement des pays démocratiques où se sont développés des formes de contrôle des esprits mais aussi des logiques de « correction » allant du politiquement ou au pédagogiquement correct.

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L’auteur dénonce ici une liberté faussée, soumise à une censure qui n’est pas extérieure, mais intériorisée. Il rappelle par exemple que certains mots sont devenus tabous comme souveraineté du peuple consubstantielle à l’idée de démocratie. Cela laisse place d’ailleurs aux populismes qui apparaissent comme des substituts de cette crise des démocraties.

Langage citoyen

On trouve également dans ces séries de substituts le nationalisme démocratique ou le wilsonisme botté. version finale. Guy Hermet dénonce aussi avec une certaine vigueur les abus de langage sur certains termes qui font partie du parcours obligé : « citoyen » ou « républicain », ou encore « citoyenneté » sont devenus des étiquettes indispensables dont on use et abuse. L’auteur utilise d’ailleurs la jolie formule de « préservatif lexical » garantissant la « bonne » pensée.

Le bilan que fait Guy Hermet de nos démocraties est en effet assez pessimiste. On parlera d’usure de la démocratie en France du fait des cohabitations successives et du poids de la rue rendant les réformes nécessaires difficiles. Le bilan aux Etats-Unis est de même nature avec la baisse de la mobilité sociale et surtout la montée en puissance de l’idéologie de la peur. De façon globale on assistera à une baisse de l’éthique de responsabilité des élites et aussi à une sorte de fuite en avant. Guy Hermet traduit en effet les évolutions que l’on peut constater dans des élites qui n’ont plus d’entrepreneurial que le nom, et dans une fuite en avant en matière de luxe ostentatoire. On est bien loin en effet du compteur électrique séparé que le Général de Gaulle avait fait installer à l’Élysée !

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Eric Werner:« Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime »

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Eric Werner, « Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime », coll. Les Yeux ouverts , Editions Xénia, 2008, 140p ., 13,30 

Depuis une quinzaine d’années, Eric Werner publie des ouvrages qui contrastent avec l’univers ouaté et pépère des idées creuses. Après les formidables « Avant-Guerre civile » et « Après-Démocratie » et une très surprenante « Maison de servitude », voici un nouvel essai dans la lignée des deux premiers : « Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime ». Si le titre paraît énigmatique, son sous-titre en indique l’orientation générale. L’intitulé étrange provient d’une remarque (d’un avertissement ?) lancé au juge d’instruction spécialisé dans les affaires de corruption politico-mafieuse des années 1990, Eva Joly, par un très haut magistrat français.

Ce titre curieux se comprend de diverses façons. Il ne faut pas s’approcher des fenêtres car on risque d’être la cible d’un tireur embusqué ou bien, si on jette un regard dehors, la réalité risque de nous secouer car on découvrirait que l’Extérieur contredit les rêveries idéologiques de l’Intérieur si confortables… La mise en garde est à prendre au sérieux et on est prévenu : en ouvrant l’opuscule, on deviendra le complice – intellectuel et moral – du professeur Werner.

Celui-ci reprend, poursuit et affine les thématiques déjà abordées dans « L’Avant-Guerre civile » et « L’Après-Démocratie ». Toutefois, la formulation n’est là nullement universitaire. Eric Werner a choisi d’exposer ses réflexions en de très courtes discussions incisives, concises et intenses entre l’Avocat, l’Ethnologue, le Sceptique, le Philosophe, le Colonel, le Collégien, l’Auteur, le Double et d’autres « personnages ». Sont-ils des archétypes, des figures, des allégories quelque peu originales ? S’il est impossible de répondre à cette question, on sait toutefois que ce sont « des dissidents, littéralement des gens qui s’assoient en travers. En travers de quoi ? […] De l’opinion commune. Ils suivent leur voie propre qui n’est pas celle des autres ». Bref, ils appartiennent aux « 5% de rebelles […] qui lisent, réfléchissent, s’intéressent aux choses qui en valent la peine, pratiquent le doute méthodique, etc

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« Propousk ! » : missions derrière le rideau de fer

 

 

 

 

 

 

 

 

La génération pour laquelle la chute du mur de Berlin n’est qu’un lointain souvenir d’enfance, déformé par le prisme télévisuel, et qui, depuis lors, doit affronter au quotidien les rigueurs de la nouvelle barbarie libérale a parfois du mal à comprendre voire simplement à imaginer la formidable tension anti-communiste qui occupa tant de forces en Europe au cours de ce que l’on a appelé la « guerre froide » mais qui ne manquait pourtant pas de points chauds.
L’un de ceux là était bien évidemment la ville-symbole de Berlin, partagée entre les différentes forces d’occupation sorties victorieuses du second conflit mondial. Là, au coeur cette ville martyre couverte de fils barbelés et sans cesse parcourue de patrouilles militaires, se joua sans doute l’une des plus importantes « guerre du renseignement » de l’histoire moderne dont les épisodes ainsi que les protagonistes sont souvent fort mal connus, notamment ceux concernant le camp français et plus particulièrement le rôle joué par les missions militaires alliées en RDA.
C’est à cette relative ignorance que tente de remédier « Propousk !» l’ouvrage du Général Patrick Manificat, ancien membre de la Mission Militaire Française de Liaison de Potsdam, qui narre au cours des riches 500 pages du livre l’histoire méconnue de cette formation interarmées unique en son genre, chargée de surveiller, d’infiltrer et d’espionner la zone soviétique.

Cet ouvrage, qui comble indiscutablement un vide dans la littérature militaire française, est sans doute avant tout un hommage aux camarades de l’auteur, héros anonymes et pourtant véritables « sentinelles de l’occident », dont certains ont laissé leur vie dans ce tragique « jeu du chat et de la souris » mené face à l’ennemi communiste. L’émotion de l’auteur à leur évocation est nettement perceptible et ne tarde pas à gagner le lecteur.
Autre force du livre, son écriture dans une langue vive et alerte qui n’est pas toujours de règle dans une littérature militaire parfois excessivement descriptive et technique. La plume se mue même parfois en griffe pour quelques coups de pattes qui ne seront peut-être pas du goût de tout le monde.
On sent en effet l’auteur fort peu habitué à l’insipide eau tiède de l’historiquement et politiquement correct. Une raison de plus de découvrir cet épisode passionnant au cours duquel nos soldats, comme souvent, se distinguèrent par leur efficacité et leur professionnalisme.

Xavier Eman

« Propousk ! » : missions derrière le rideau de fer
De Patrick Manificat
Editeur Lavauzelle
512 pages – 30 euros

(Source: RIVAROL)

Économie : Une critique visionnaire du dérèglement économique mondial

 

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par Georges Feltin-Tracol (http://europemaxima.com)

Au début de la décennie 1930, quand la crise de 1929 commençait à toucher la France, deux jeunes penseurs courageux et originaux, Robert Aron et Arnaud Dandieu, rédigèrent Le cancer américain.

Ces deux noms ne sont pas inconnus pour qui s’intéres-sent à cet extraordinaire foisonnement intellectuel de la France de l’Entre-Deux-Guerres que Jean-Louis Loubet del Bayle désigna dans un livre magistral et fondateur sous le terme générique de « non-conformistes des années 1930 ». Avec Denis de Rougemont et Alexandre Marc, Robert Aron et Arnaud Dandieu animèrent la revue L’Ordre Nouveau et le groupe éponyme. Situé entre la revue personnaliste Esprit d’Emmanuel Mounier, de sensibilité « progressiste » (ou au moins « humaniste intégral »), et la Jeune Droite d’extraction maurrassienne, L’Ordre Nouveau ne cessa de dialoguer avec elles, occupant ainsi un espace central de la pensée française d’alors sans pour autant renoncer à sa radicalité intrinsèque.

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Derrière ta Porte: la Révolution Conservatrice

Une des figures de proue du site scriptoblog.com, Michel Drac, par ailleurs coauteur du roman noir d’anticipation Eurocalypse et de petits essais très stimulants, vient de publier un billet très pertinent sur une des grandes figures de proue de la Révolution conservatrice allemande, Arthur Moeller van den Bruck (lien).

Nous profitons de cette occasion pour mettre en ligne l’émission Derrière ta porte de Radio bandiera nera Paris consacrée à ce sujet, diffusée le 26 février dernier,avec Pascal Lassalle comme invité. Ce dernier met à disposition des lecteurs intéressés une petite bibliographie indicative sur ce filon idéologique fondateur, constitutif de notre vision du monde et qui n’a rien perdu de son actualité.



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Petite bibliographie sur la Révolution conservatrice allemande

GENERALITES

-Armin MOHLER : La Révolution Conservatrice allemande (1918-1932), Pardès, Puiseaux, 1993 (Première édition 1950).

-Dominique VENNER : Histoire d’un fascisme allemand, les corps-francs du Baltikum et la Révolution Conservatrice, Pygmalion/Gerard Watelet,Paris, 1996.

-Stefan BREUER : Anatomie de la Révolution conservatrice, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1996.

-Louis DUPEUX : Aspects du fondamentalisme national en Allemagne de 1890 à 1945 et essais complémentaires, Presses Universitaires de Strasbourg, 2001.

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29.06.2008

Dostoïevski et la problématique Est-Ouest

 http://www.idehist.uu.se/distans/ilmh/pm/dostoevsky.jpg

 
Dostoïevski est l'écrivain de la maladie de l'âme russe, qui était encore rampante en son temps et qui a attendu le bolchevisme pour éclater au grand jour. Dostoïevski n'est plus campé sur un sol ferme, comme l'étaient les slavophiles. La sérénité plaisante, jouissant d'immenses espaces, de l'ancienne vie russe lui est étrangère. Il ne vit et ne décrit pas la Russie moscovite, comme Griboïedov ou Ostrovski - même s'il est originaire de Moscou - mais l'époque de Saint-Pétersbourg dans l'histoire russe, au moment où deux approches sentimentales du monde entrent en collision sur le sol russe, au moment où l'Asie et l'Europe se rencontrent dans le cœur de l'homme russe. Ses héros sont des représentants de l'intelligentsia pétrinienne, dont les âmes déchirées sont le théâtre où s'affrontent et s’entre-déchirent dans une lutte mortelle le vieil esprit oriental et le nouvel esprit occidental. De là, l'énergie débridée et dramatique de ses romans qui, dans leur construction, leur structure et leur dynamique sont en fait des tragédies. On ne discerne rien en eux de l’ampleur épique, et on n'a nullement l'impression de pénétrer dans l'immédiateté d'un monde bien clos.

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Source :

Walter Schubart (1897-1941), extrait de Europa und die Seele des Ostens (1938), in revue Vouloir n°129/131, janv. 1996. Tr. fr. : L'Europe et l'âme de l'Orient, tr. D. Moyrand et N. Nicolsky, Albin Michel, 1949. [N.B. : il existe également une traduction italienne de ce livre : L'Europa e l'anima dell'oriente (tr. Guido Gentilli, Ed. di Comunità, Milano, 1947. Recension : Rivista di filosofia, n°2/1948, p. 200-201) ; une espagnole : Europa y el alma de oriente (Edic. Studium de Cultura, Madrid, 1946) ; une anglaise : Russia and Western Man (tr. A. von Zeppelin, F. Ungar Publishing Co., NY, 1950). On pourra aussi se reporter pour une étude sur cet auteur à : A. Vitale, Il destino dell'Europa e la rinascita della Russia. Note su Walter Schubart, in Futuro Presente n°7 (1995), p. 81-90].

 

26.06.2008

Russie, les impasses d’une mémoire blessée : complexe post-impérial et perspective altereuropéenne

 

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Que reste-il de notre victoire ? Russie-Occident : le malentendu
par Natalia Narotchnitskaia, Editions des Syrtes, 208 pages, 18 euros.

 

Pascal Lassalle
Source : http://theatrumbelli.hautetfort.com

Dans un contexte de tensions et d’incompréhension croissantes entre une Russie renaissante et un Occident américanocentré, les éditions des Syrtes ont été bien inspirées de publier un petit essai qui tombe à pic. Celui-ci est l’œuvre de Natalia Alexeevna Narotchnitskaia, une des figures de proue de la mouvance patriotique russe et, de ce fait, le porte parole de bon nombre de ses compatriotes (1).

Née en 1948, personnalité éminente de l’Orthodoxie politique, cette historienne, membre de l’Académie des sciences, fut élue député du parti Rodina et occupa le poste de vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Douma. Farouche partisane d’une « civilisation orthodoxe » singulière fondée sur la prédominance des Russes ethniques, Narotchnitskaia s’est signalée par ses critiques de la globalisation et des mécanismes supranationaux. Partisane d’un maintien des souverainetés étatiques et nationales, elle s’est fait aussi connaître par ses vigoureuses prises de positions contre la désagrégation de la Yougoslavie et l’implication de l’Otan, ce jusqu’à la récente proclamation d’indépendance du Kosovo. Son premier ouvrage traduit en français est donc un événement éditorial, d’autant plus qu’elle dirige depuis peu un Institut russe de la démocratie et de la coopération, basé à Paris, qui vise notamment à observer les atteintes aux droits de l’homme en Occident. Polémique et passionné, son livre, desservi par une traduction parfois approximative, se présente comme un appel véhément lancé à l’opinion publique occidentale.

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10.06.2008

Chatov, personnage de Dostoïevski

Par Robert Steuckers

Dans l'œuvre de Dostoïevski, plus particulièrement dans Les Possédés, le personnage de Chatov, selon la plupart des exégètes, serait le porte-parole de l'écrivain lui-même et de l'idéologie nationaliste/racialiste russe. Le slaviste allemand Reinhard Lauth conteste cette interprétation classique, qui fait de Dostoïevski un idéologue génial de la "slavophilie" voire du panslavisme. Sur quoi repose ce soupçon et/ou cette affirmation ? Telle est la question que se pose Lauth. Pour nier le fait de la slavophilie de Dostoïevski, Lauth nous révèle, dans un chapitre de son livre consacré à "Dostoïevski et son siècle", l'essentiel de cette idéologie nationale russe sous-tendue par une conception du "peuple", dérivée de la matrice herdérienne mais rendue terriblement originale par l'apport d'une religiosité orthodoxe slave.

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27.05.2008

Ivo Andrić - Иво Андрић

Ivo Andrić, Иво Андрић (October 9, 1892—March 13, 1975) was a Croatian novelist born in Bosnia, short story writer, and the 1961 winner of the Nobel Prize for Literature. His novels The Bridge on the Drina and Chronicles of Travnik / The Days of the Consuls dealt with life in Bosnia under the Ottoman Empire.

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