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        <title>Cercle Social d'Action Etudiante - identite</title>
        <description>Résistance Etudiante à l'Université de Genève</description>
        <link>http://csae.hautetfort.com/identite/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 15 Aug 2008 01:55:41 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Solidarité Kosovo : le récit de notre septième voyage humanitaire</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                                <category>Identité</category>
                                <category>Militantisme</category>
                                <category>Solidarité</category>
                                                <pubDate>Thu, 31 Jul 2008 18:35:16 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il est déjà 22h00, ce mercredi 9 juillet, quand nous quittons Grenoble. Nous&lt;br /&gt; savons qu’un long voyage de 24 heures de route nous attend. Nous franchissons&lt;br /&gt; les différentes douanes avec plus de facilité que lors de notre convoi de Noël&lt;br /&gt; car nous sommes partis, cette fois ci, en voiture de tourisme. Pourtant, dans&lt;br /&gt; le coffre, du matériel de sécurité (en règle) pour un montant de 5 000 euros c&lt;br /&gt; attend d’être livré aux Serbes du Kosovo. La route que nous prenons traverse&lt;br /&gt; toute l’ex-Yougoslavie. Les panneaux autoroutiers indiquent des villes aux noms&lt;br /&gt; qui ne nous sont pas inconnus et qui nous rappellent les terribles épreuves des&lt;br /&gt; années 90 : Vukovar, Sarajevo… Après Belgrade nous prenons la direction du&lt;br /&gt; Kosovo. Nous franchissons sans aucune difficulté la première douane serbe qui&lt;br /&gt; marque l’entrée du Kosovo. Nous redoutons la douane de l’ONU qui nous avait&lt;br /&gt; spoliés de 275 euros d’ « assurance » en décembre dernier. Mais quelle&lt;br /&gt; surprise, celle-ci est quasi inexistante : un simple contrôle des passeports&lt;br /&gt; suffit. Depuis son incendie en février dernier, lors de la manifestation contre&lt;br /&gt; l’indépendance du Kosovo, la douane ne fonctionne quasiment plus. Plus de&lt;br /&gt; racket, plus d’attente ! Nous arrivons à Kosovska Mitrovica alors que la nuit&lt;br /&gt; est déjà tombée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le lendemain matin, nous retrouvons des résistants serbes que nous connaissons&lt;br /&gt; depuis maintenant quatre ans. Ils sont toujours là, prêts à défendre la ville&lt;br /&gt; ou bien l’intégrité des Serbes quand cela est nécessaire. C’est à eux, cette&lt;br /&gt; fois ci, que nous allons livrer le matériel de télécommunication et de vidéo&lt;br /&gt; surveillance. Je remets les cartons neufs à Ilija. Ilija (prononcez : Iliya)&lt;br /&gt; est ingénieur de formation. Il a rejoint la résistance serbe dès le début des&lt;br /&gt; affrontements, en 1999. Il a perdu deux de ses oncles durant cette guerre. L’un&lt;br /&gt; d’eux a été battu par les Albanais dans sa propre maison, avant que d’une&lt;br /&gt; fenêtre il ne se jette dans la rivière pour échapper à ses agresseurs et qu’il&lt;br /&gt; ne soit abattu par un tir en rafale d’arme automatique. Il est mort&lt;br /&gt; anonymement, comme des milliers d’autres Serbes, absents des statistiques.&lt;br /&gt; Nous savons que ces résistants ne lâcheront jamais, tant le Kosovo serbe est&lt;br /&gt; dans leur cœur, ainsi que le souvenir de leurs morts. C’est avec une certaine&lt;br /&gt; admiration que nous leur donnons le matériel qui leur permettra demain, peut&lt;br /&gt; être, de protéger leur peuple. L’objectif principal de cette mission de juillet&lt;br /&gt; est rempli. Le soir venu, nous sommes invités au restaurant traditionnel serbe&lt;br /&gt; où nous pouvons manger des spécialités gastronomiques qui pourraient rassasier&lt;br /&gt; même un lion affamé… Et c’est avec un certain soulagement et le sentiment du&lt;br /&gt; devoir accompli que nous allons nous coucher, ignorants que les jours à venir&lt;br /&gt; allaient être riches …et fatigants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Je m’adresse à trois jeunes Albanais d’une vingtaine d’années, en anglais. Le&lt;br /&gt; regard et le ton mauvais…&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Samedi, nous décidons de partir à Visoki Dečani, célèbre monastère serbe du&lt;br /&gt; Kosovo, classé au patrimoine mondial de l’humanité. L’édifice est situé en zone&lt;br /&gt; albanaise, près de la ville albanaise de Deçanë. Nous devons traverser le pont&lt;br /&gt; pour prendre la direction de Peč. Celle-ci était autrefois une ville serbe&lt;br /&gt; qui avait été choisie, dès 1271, pour abriter le patriarcat de l’église serbe.&lt;br /&gt; Le patriarcat est aujourd’hui protégé par des militaires et l’on ne trouve plus&lt;br /&gt; à Peč que des Albanais et des mosquées. La ville est animée, mais nous ne&lt;br /&gt; croisons aucun panneau de signalisation. Bel et bien perdus, nous devons&lt;br /&gt; demander notre route. Je m’adresse à trois jeunes Albanais d’une vingtaine&lt;br /&gt; d’années, en anglais. Le regard et le ton mauvais, ils ne me répondent pas et&lt;br /&gt; viennent regarder ma plaque d’immatriculation. Les Serbes qui doivent&lt;br /&gt; communiquer avec des Albanais le font généralement en anglais afin d’éviter les&lt;br /&gt; problèmes. Sans doute ont-ils voulu vérifier ma nationalité… Pourtant, voyant&lt;br /&gt; que j’étais Français, l’un d’entre eux m’adresse ce que je pense être des&lt;br /&gt; injures (les gestes suffisent parfois à comprendre la langue…) Les premiers&lt;br /&gt; militaires français débarqués au Kosovo avaient la réputation d’être plutôt&lt;br /&gt; pro-Serbes. Ceci est malheureusement beaucoup moins vrai désormais mais&lt;br /&gt; expliquerait peut être cela.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après quelques cafouillages et deux gros check points de la KFOR italienne, nous&lt;br /&gt; arrivons enfin au monastère. Sublime ! C’est le premier mot qui me vient à&lt;br /&gt; l’esprit. L’immense porte par laquelle nous entrons était autrefois une tour de&lt;br /&gt; trois étages que les Ottomans ont malheureusement détruit. A l’intérieur de&lt;br /&gt; l’enceinte nous apercevons la célèbre église qui renferme le tombeau du saint&lt;br /&gt; Stefan Dečanski, bâtisseur du monastère. Nous rencontrons différents&lt;br /&gt; moines qui nous font visiter les lieux : la ferme, les ruches, l’atelier&lt;br /&gt; d’iconographie, la menuiserie… Les religieux vivent en quasi autarcie et&lt;br /&gt; fabriquent tout eux-mêmes. Nous sortons ensuite de l’enceinte du monastère pour&lt;br /&gt; aller visiter le verger. Un mur est en train d’être construit car les Albanais&lt;br /&gt; des environs (Visoki Dečani est un monastère totalement isolé en partie&lt;br /&gt; albanaise et coupé du reste des Serbes) viennent régulièrement piller le verger&lt;br /&gt; et couper le pied des arbres ! Nous apercevons un toit et un mur endommagés. Le&lt;br /&gt; moine nous explique que ces dégâts ont été causés par une grenade jetée par un&lt;br /&gt; terroriste albanais l’année dernière. Par chance, personne ne se trouvait à cet&lt;br /&gt; endroit au moment de l’explosion. Les moines nous invitent ensuite à partager&lt;br /&gt; leur repas et à rester dormir au monastère. Leur hospitalité n’a d’égal que&lt;br /&gt; leur gentillesse dont nous nous souviendrons. Dormir à Visoki Dečani a&lt;br /&gt; quelque chose de magique. Même si cet endroit a connu des attentats, même si ce&lt;br /&gt; sont les seuls soldats de la KFOR qui permettent encore son existence, sa&lt;br /&gt; survie, on y ressent une troublante atmosphère de paix et de recueillement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le lendemain, nous passons chercher un ami qui habite dans l’enclave serbe de&lt;br /&gt; Banja, près de la ville albanaise de Rudnik. Pajo (prononcer : Payo), puisque&lt;br /&gt; c’est ainsi qu’il se nomme, vivait autrefois à Srbica. Dans cette ville&lt;br /&gt; résidaient aussi une dizaine de familles serbes qui ont toutes été chassées en&lt;br /&gt; 1999. La ville se nomme désormais « Skenderaj » et n’est plus peuplé que&lt;br /&gt; d’Albanais. Srbica/Skenderaj a été l’un des bastions historiques de l’UÇK&lt;br /&gt; (milice albanaise) et fut le théâtre de sanglants combats. Un immense monument&lt;br /&gt; à la gloire de l’UÇK est visible depuis la route à l’entrée de la ville. Depuis&lt;br /&gt; bientôt dix ans, Pajo habite donc à Banja. Le village était, il y a peu, relié&lt;br /&gt; par une navette à Kosovska Mitrovica (où vivent 20 000 Serbes). Deux fois par&lt;br /&gt; semaine la navette, protégée par la KFOR, effectuait son trajet sur une route&lt;br /&gt; dangereuse. Mais un jour de l’année 2000, alors que la navette était bondée (80&lt;br /&gt; passagers à l’intérieur pour un maximum de 50 places), un Albanais a tiré une&lt;br /&gt; roquette qui a touché le bus de plein fouet. Il y eut plusieurs dizaines de&lt;br /&gt; blessés graves, aux brûlures horribles, et de nombreux morts. Les militaires&lt;br /&gt; n’ont pu intervenir, et le terroriste, caché dans un buisson, a pris la fuite&lt;br /&gt; dans les collines. Pajo était dans ce bus. Presque indemne physiquement mais&lt;br /&gt; traumatisé par cet évènement, il refuse aujourd’hui encore de monter dans un&lt;br /&gt; bus. Là-bas, tous les Serbes ont une douleur cachée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Nous devons supporter, comme tous les Serbes le font ici chaque jour, le cri&lt;br /&gt; cinglant d’« Alla wouak Bar’ »&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est avec Pajo que nous partons dans deux enclaves isolées au sud du Kosovo,&lt;br /&gt; espacées de trois kilomètres : Orahovac et Velika Hoča. Ce sont les deux&lt;br /&gt; enclaves les plus isolées du Kosovo. Neuf cents personnes environ y vivent,&lt;br /&gt; dont 150 enfants. Il faut compter deux heures de voiture pour rejoindre&lt;br /&gt; l’hôpital le plus proche dans lequel peuvent aller les Serbes : celui de&lt;br /&gt; Kosovska Mitrovica. Nous discutons avec l’un des responsables serbes d’Orahovac&lt;br /&gt; qui nous raconte l’histoire de ce village. Il y a ici 300 Serbes qui vivent dans&lt;br /&gt; les quartiers situés en hauteur de ville. Plus bas, séparés par des murs&lt;br /&gt; invisibles et des barbelés prêts à l’emploi, résident 10 000 Albanais. On peut&lt;br /&gt; voir depuis la partie serbe une immense mosquée à double minaret ainsi qu’une&lt;br /&gt; seconde, sur laquelle flotte le drapeau vert frappé des inscriptions arabes de&lt;br /&gt; l’Islam. En visitant la partie serbe nous entendons soudain l’appel du Muezzin.&lt;br /&gt; Il est 13h00 et pendant une dizaine de minutes nous devons supporter, comme tous&lt;br /&gt; les Serbes le font ici chaque jour, le cri cinglant d’« Alla wouak Bar’ ». Nous&lt;br /&gt; croisons un jeune Serbe qui monte le son de son walkman au maximum afin de ne&lt;br /&gt; pas entendre le cri des conquérants. Geste normal d’un adolescent révolté. Plus&lt;br /&gt; tard, nous préparons les modalités de notre prochaine venue en décembre afin de&lt;br /&gt; faire parvenir de l’aide humanitaire dans cette enclave.&lt;br /&gt; Nous nous rendons ensuite à Velika Hoča. Ce village abrite 13 églises et&lt;br /&gt; monastères. Ici ne vivent que des Serbes (environ 600). Nous visitons plusieurs&lt;br /&gt; églises ainsi qu’un monastère de seulement quatre moines. C’est dans cette&lt;br /&gt; enclave qu’est fait le meilleur vin des Balkans. Nous viendrons, ici aussi,&lt;br /&gt; livrer du matériel en décembre prochain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En revenant vers Kosovska Mitrovica nous nous arrêtons dans l’enclave de&lt;br /&gt; Goraždevac (à côté de Peč). Nous avions fourni de l’aide humanitaire à&lt;br /&gt; cette enclave de 1 000 Serbes lors de notre dernière campagne humanitaire,&lt;br /&gt; destinée aux enfants, à Noël. Nous reviendrons cet hiver, comme promis, leur&lt;br /&gt; apporter encore plus d’aide et de matériel. Nous visitons l’enclave avec&lt;br /&gt; Radovan, que nous avions rencontré la veille au monastère de Visoki&lt;br /&gt; Dečani. Il nous montre une très vieille église serbe faite de bois. Ici,&lt;br /&gt; on raconte que c’est elle qui a protégé le village lorsque les habitants ont dû&lt;br /&gt; fuir en 1999 pour échapper aux milices de l’UÇK. Goraždevac est devenue&lt;br /&gt; tristement célèbre en août 2003, après que deux enfants qui se baignaient dans&lt;br /&gt; la rivière aient été tués à l’arme automatique. Depuis, les enfants vont dans&lt;br /&gt; une piscine qui a été financée par la Serbie. Plus question d’aller dans la&lt;br /&gt; rivière, l’endroit est bien trop dangereux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;La guerre « est terrible car elle m’a pris mon frère, mais si demain je dois la&lt;br /&gt; faire au risque de mourir alors je la ferai, car c’est pour défendre ma terre »&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De retour sur Kosovska Mitrovica je suis invité chez des amis serbes qui vivent&lt;br /&gt; à Domaljina (située à environ cinq kilomètres au nord de Mitrovica). Les&lt;br /&gt; nombreux voyages humanitaires auxquels j’ai participé m’ont permis de tisser&lt;br /&gt; des liens forts avec de nombreux Serbes de la région. C’est cette immersion&lt;br /&gt; dans « la vie de tous les jours » qui me permet d’appréhender au mieux les&lt;br /&gt; problèmes rencontrés par les Serbes du Kosovo Métochie. Je discute avec un&lt;br /&gt; jeune de mon âge, que je ne connaissais pas auparavant. Il vit à Belgrade et&lt;br /&gt; étudie ici, à Kosovska Mitrovica. Au fil de la discussion nous abordons les&lt;br /&gt; problèmes du Kosovo. Il m’apprend qu’il est originaire de la ville de Peč.&lt;br /&gt; Avant la guerre, il y vivait dans un appartement avec sa famille. Son grand&lt;br /&gt; frère, alors âgé de 13 ans, a été tué d’une balle dans la tête tirée à bout&lt;br /&gt; portant par un Albanais d’une trentaine d’années. C’était dans son appartement&lt;br /&gt; et il a vu le cadavre sans vie de son frère. Je suis moi-même gêné car je sens&lt;br /&gt; encore des sanglots dans sa voix. « Je n’ai cessé de pleurer pendant des&lt;br /&gt; semaines » me dit-il. Sa famille a alors quitté Peč pour s’installer à&lt;br /&gt; Belgrade. Un de ses amis de Peč qui n’avait pas fui a été égorgé et sa&lt;br /&gt; tête a été exposée dans la rue. Il n’avait que 15 ans… On comprend mieux,&lt;br /&gt; maintenant, pourquoi il n’y a plus aucun Serbe à Peč. On ne comprend pas,&lt;br /&gt; en revanche, ce qu’a fait la KFOR à cette époque pour empêcher les massacres !&lt;br /&gt; Ce jeune homme me montre alors sa jambe, elle est entièrement bandée. Il ôte le&lt;br /&gt; bandage et je vois qu’un trou transperce son mollet. C’est une balle de sniper&lt;br /&gt; qui l’a touché. Il était en première ligne durant les émeutes des 17 et 18 mars&lt;br /&gt; 2008. Les soldats des forces internationales ont tiré à balles réelles pour&lt;br /&gt; bloquer les affrontements et il a été touché. Il a fallu plusieurs opérations&lt;br /&gt; et 47 jours d’hôpital pour le remettre sur pied. A seulement 20 ans, il a connu&lt;br /&gt; plus de tragédies que toutes les personnes que j’ai pu rencontrer en France. La&lt;br /&gt; guerre, contrairement à ce que peuvent penser certains, n’est ni drôle, ni&lt;br /&gt; désirable. La guerre, pour reprendre ses mots, « elle est terrible car elle m’a&lt;br /&gt; pris mon frère, mais si demain je dois la faire au risque de mourir alors je la&lt;br /&gt; ferai, car c’est pour défendre ma terre ». C’est là-dessus que nous avons&lt;br /&gt; conclu la soirée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Notre voyage au Kosovo s’achève. Nous repartons en France le cœur plein de&lt;br /&gt; souvenirs avec le sentiment d’avoir accompli du bon travail, même si nous&lt;br /&gt; aimerions en faire beaucoup plus. Depuis que nous avons lancé notre appel&lt;br /&gt; d’urgence pour aider les Serbes du Kosovo, en février dernier, nous avons livré&lt;br /&gt; pour 12 000 euros de matériel de sécurité. Ce petit grain de sable dans les&lt;br /&gt; rouages du gigantesque problème kosovar impliquant Russie et Etats-Unis est&lt;br /&gt; pourtant d’une nécessité extrême. Nous savons que ce matériel sera utilisé à&lt;br /&gt; bon escient et qu’il sauvera peut-être la vie des nombreux civils serbes qui&lt;br /&gt; vivent dans les enclaves du Kosovo ou au nord de Kosovska Mitrovica. Les Serbes&lt;br /&gt; du Kosovo savent désormais qu’ils peuvent compter sur une poignée de Français&lt;br /&gt; toujours prêts à honorer l’amitié séculaire qui lie nos deux patries. Ce&lt;br /&gt; septième voyage humanitaire de Solidarité Kosovo depuis janvier 2005 a prouvé,&lt;br /&gt; si besoin était, que nous non plus, nous ne lâcherons pas !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Arnaud Borella&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.solidarite-kosovo.com/&quot;&gt;www.solidarite-kosovo.com&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img align=&quot;left&quot; width=&quot;395&quot; src=&quot;http://www.solidarite-kosovo.com/img/bandeau1.jpg&quot; height=&quot;113&quot; style=&quot;width: 395px; height: 113px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img align=&quot;left&quot; width=&quot;394&quot; src=&quot;http://www.solidarite-kosovo.com/img/bandeau2.jpg&quot; height=&quot;122&quot; style=&quot;width: 394px; height: 122px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; align=&quot;center&quot; width=&quot;750&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td rowspan=&quot;1&quot; height=&quot;100&quot;&gt;&lt;/td&gt; &lt;td height=&quot;80&quot; width=&quot;395&quot;&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>La Mensur sur Radio Bandiera Nera Canada</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                                <category>Radio</category>
                                <category>Résistance étudiante</category>
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                                                <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 16:45:56 +0200</pubDate>
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                <title>Guy Hermet: L'hiver de la démocratie</title>
                <link>http://csae.hautetfort.com/archive/2008/07/20/guy-hermet-l-hiver-de-la-democratie.html</link>
                <author>noreply@ (CSAE)</author>
                                                <category>Fiche de lecture</category>
                                <category>Identité</category>
                                <category>Livres</category>
                                <category>Métapolitique</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 15:27:58 +0200</pubDate>
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                     &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;L’hiver de la démocratie ou le nouveau régime&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;Armand Colin, 2007. 230 p, compte rendu Bruno Modica&lt;/h3&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;Bruno Modica est chargé de cours en relations internationales à la prépa-ENA ( IEP de Lille)&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Trouvé sur: &lt;a target=&quot;_top&quot; href=&quot;http://www.clionautes.org/spip.php?article1703&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;www.clionautes.org/&lt;wbr /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;spip.php?article1703&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, Guy Hermet publie un tableau pessimiste du fonctionnement des pays démocratiques où se sont développés des formes de contrôle des esprits mais aussi des logiques de «&amp;nbsp;correction&amp;nbsp;» allant du politiquement ou au pédagogiquement correct.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/782836685.jpg&quot; alt=&quot;jpg_HermetW.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1128241&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;L’auteur dénonce ici une liberté faussée, soumise à une censure qui n’est pas extérieure, mais intériorisée. Il rappelle par exemple que certains mots sont devenus tabous comme souveraineté du peuple consubstantielle à l’idée de démocratie. Cela laisse place d’ailleurs aux populismes qui apparaissent comme des substituts de cette crise des démocraties.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Langage citoyen&lt;/h3&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;On trouve également dans ces séries de substituts le nationalisme démocratique ou le wilsonisme botté. version finale. Guy Hermet dénonce aussi avec une certaine vigueur les abus de langage sur certains termes qui font partie du parcours obligé&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;citoyen&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;républicain&amp;nbsp;», ou encore «&amp;nbsp;citoyenneté&amp;nbsp;» sont devenus des étiquettes indispensables dont on use et abuse. L’auteur utilise d’ailleurs la jolie formule de «&amp;nbsp;préservatif lexical&amp;nbsp;» garantissant la «&amp;nbsp;bonne&amp;nbsp;» pensée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Le bilan que fait Guy Hermet de nos démocraties est en effet assez pessimiste. On parlera d’usure de la démocratie en France du fait des cohabitations successives et du poids de la rue rendant les réformes nécessaires difficiles. Le bilan aux Etats-Unis est de même nature avec la baisse de la mobilité sociale et surtout la montée en puissance de l’idéologie de la peur. De façon globale on assistera à une baisse de l’éthique de responsabilité des élites et aussi à une sorte de fuite en avant. Guy Hermet traduit en effet les évolutions que l’on peut constater dans des élites qui n’ont plus d’entrepreneurial que le nom, et dans une fuite en avant en matière de luxe ostentatoire. On est bien loin en effet du compteur électrique séparé que le Général de Gaulle avait fait installer à l’Élysée&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/07/20/guy-hermet-l-hiver-de-la-democratie.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Eric Werner:« Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime »</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                <category>Fiche de lecture</category>
                                <category>Histoire</category>
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                                <category>Société</category>
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                                                <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 15:22:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1126588&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/784188802.jpg&quot; alt=&quot;Video_Werner.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1126588&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric Werner, «&amp;nbsp;Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime&amp;nbsp;», coll. Les Yeux ouverts&amp;nbsp;, Editions Xénia, 2008, 140p&amp;nbsp;., 13,30&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis une quinzaine d’années, Eric Werner publie des ouvrages qui contrastent avec l’univers ouaté et pépère des idées creuses. Après les formidables «&amp;nbsp;Avant-Guerre civile&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Après-Démocratie&amp;nbsp;» et une très surprenante «&amp;nbsp;Maison de servitude&amp;nbsp;», voici un nouvel essai dans la lignée des deux premiers&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime&amp;nbsp;». Si le titre paraît énigmatique, son sous-titre en indique l’orientation générale. L’intitulé étrange provient d’une remarque (d’un avertissement&amp;nbsp;?) lancé au juge d’instruction spécialisé dans les affaires de corruption politico-mafieuse des années 1990, Eva Joly, par un très haut magistrat français.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce titre curieux se comprend de diverses façons. Il ne faut pas s’approcher des fenêtres car on risque d’être la cible d’un tireur embusqué ou bien, si on jette un regard dehors, la réalité risque de nous secouer car on découvrirait que l’Extérieur contredit les rêveries idéologiques de l’Intérieur si confortables… La mise en garde est à prendre au sérieux et on est prévenu&amp;nbsp;: en ouvrant l’opuscule, on deviendra le complice – intellectuel et moral – du professeur Werner.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Celui-ci reprend, poursuit et affine les thématiques déjà abordées dans «&amp;nbsp;L’Avant-Guerre civile&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;L’Après-Démocratie&amp;nbsp;». Toutefois, la formulation n’est là nullement universitaire. Eric Werner a choisi d’exposer ses réflexions en de très courtes discussions incisives, concises et intenses entre l’Avocat, l’Ethnologue, le Sceptique, le Philosophe, le Colonel, le Collégien, l’Auteur, le Double et d’autres «&amp;nbsp;personnages&amp;nbsp;». Sont-ils des archétypes, des figures, des allégories quelque peu originales&amp;nbsp;? S’il est impossible de répondre à cette question, on sait toutefois que ce sont «&amp;nbsp;des dissidents, littéralement des gens qui s’assoient en travers. En travers de quoi&amp;nbsp;? […] De l’opinion commune. Ils suivent leur voie propre qui n’est pas celle des autres&amp;nbsp;». Bref, ils appartiennent aux «&amp;nbsp;5% de rebelles […] qui lisent, réfléchissent, s’intéressent aux choses qui en valent la peine, pratiquent le doute méthodique, etc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/07/19/e-werner-ne-vous-approchez-pas-des-fenetres.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies)...&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Remarques critiques sur l’ “Union Méditerranéenne” de Sarközy</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
                                                <category>Actualité</category>
                                <category>Géopolitique</category>
                                <category>Identité</category>
                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 15:12:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1126405&quot; width=&quot;335&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/737639122.jpg&quot; alt=&quot;euromed3.jpg&quot; height=&quot;234&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 335px; height: 234px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1126405&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bernhard TOMASCHITZ:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le 13 juillet, ce sera&amp;nbsp; chose faite: un jour avant la fête nationale française, on signera à paris le Traité fondateur de l’Union méditerranéenne, lors du sommet entre pays de l’UE et pays riverains de la Méditerranée. A cette nouvelle construction appartiendront non seulement les 27 pays membres de l’UE, mais aussi tous les pays riverains des côtes méridionales et orientales de la Mer Méditerranée , dont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie , le Libye, l’Egypte, Israël, la Syrie et la Turquie. Malgré tout le tintamarre et tous les flonflons suscités par Sarközy pour faire passer son projet favori, l’affaire ne semble pas vraiment démarrer sous de bons auspices: d’abord, Sarközy a dû modifier considérablement son projet de départ; il voulait que seuls les pays de l’UE, qui sont réellement riverains de la Méditerranée , participent au projet et voilà que maintenant, on en est à se demander quels pays riverains en feront vraiment partie. De plus, Sarközy n’a jamais pu réfuter complètement les reproches qu’on lui formulait, notamment ceux qui alléguaient que l’objectif réel de cette construction euro-méditerranéenne visait uniquement à consolider les positions déjà dominantes de la France en Méditerranée.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sarközy a commencé par essuyer une fin de non recevoir du leader libyen Mouamar Khadafi, qui considère l’Union Méditerranéenne comme une “insulte” aux Etats arabes et africains. Ce refus de Khadafi s’explique sans doute par le fait qu’il ne pourra pas jouer, dans ce nouvel orchestre, le rôle de la vedette principale. Mais le Ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit n’est pas plus enthousiaste.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour lui, cette “Union Méditerranéenne” est “comme un spectre dans les airs, sur lequel on ne rine dire de raisonnable”. Ensuite, a-t-il ajouté, “il aurait été bon que le Président français ait préalablement consulté les Etats arabes avant d’annoncer publiquement son projet”. Les Arabes estiment donc qu’ils ont été pris de court et craignent de futures divergences vu la participatin annoncée d’Israël dans ce concert. La Syrie , pour sa part, accepte le projet, avec prudence, car Damas espère que, par le biais de cette “Union Méditerranéenne”, les Syriens obtiendront un traité de paix avec Israël, afin de récupérer à terme les hauteurs du Golan.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/07/19/remarques-critiques-sur-l-union-mediterraneenne-de-sarkozy.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies)...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Jawaharlal Nehru et l’indépendantisme indien</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                <title>Les églises orthodoxes, un trésor à sauver !</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 14:28:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;La lecture de l’article qui suit est édifiante. Par son contenu d’abord : un cri d’alarme au bénéfice du berceau de l’Église orthodoxe serbe que représente le Kosovo. Par son contexte ensuite : il a été publié dans les colonnes du « quotidien de référence » transalpin&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;285&quot; src=&quot;http://img143.imageshack.us/img143/9871/glisedepristina2tc1.jpg&quot; alt=&quot;Image Hosted by ImageShack.us&quot; height=&quot;252&quot; style=&quot;width: 285px; height: 252px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Margiotta Broglio Francesco - &lt;em&gt;Corriere della Sera&lt;/em&gt; - 10 juin 2008&lt;br /&gt; Traduit par Jeanne Lamotte pour Novopress France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Parmi les conséquences malheureuses de l’empressement insensé mis par certains États à reconnaître l’indépendance du Kosovo, unilatéralement proclamée par Pristina, la première est l’annexion des lieux saints de l’orthodoxie serbe. La centaine d’églises et monastères ayant survécu à la guerre et aux incendies albanais - une centaine y ayant succombé - sont concernés (dont quatre seulement bénéficient de la protection de l’Unesco, Patriarcat de Pec y compris).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Même les fragiles garanties que prévoyait le plan de l’émissaire de l’ONU, Martti Ahtisaari, pour le patrimoine religieux et culturel - et qui reposaient sur l’accord et la collaboration entre Serbes et Albanais du Kosovo - ont désormais perdu leur discutable validité. De toute façon, non seulement celles-ci ne tenaient pas compte du caractère multireligieux de la zone mais elles n’envisageaient pas non plus de régime spécial, semblable par exemple à celui des basiliques patriarcales de Rome (extraterritorialité, exemption des charges, etc.) ou à celui des monastères du Mont Athos en Grèce, reconnu par l’ONU, qui leur garantit leur caractère exclusivement religieux et leur autonomie administrative.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.novopress.info/?p=12276#more-12276&quot;&gt;Lire la suite (Novopress France)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Виктор Милитарев: Приднестровье — не сепаратисты / Viktor Militarev: Transnistrie - non séparatistes</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                                <category>Identité</category>
                                <category>Politique</category>
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                                                <pubDate>Wed, 09 Jul 2008 01:58:58 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.echange-roumanie.com/images/transnistrie-drap.gif&quot; alt=&quot;http://www.echange-roumanie.com/images/transnistrie-drap.gif&quot; height=&quot;157&quot; width=&quot;314&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Источник &quot;АПН&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Виктор Милитарев&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Возможность обретения Приднестровьем независимости зависит, в первую очередь, от России и от Путина. Тут ситуация простая. На сегодняшний день и Евросоюз, и Украина заявляют о нелигитимности нынешнего референдума, как и всех предыдущих.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Позиция эта, прямо скажем, подлая. Потому что Европа готовится предоставить независимость Косово, уже реализована независимость Черногории, никаких юридических, политических и моральных объяснений, почему одним можно, а другим нельзя, западные страны не предъявляют.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Более того, изо всех сил игнорируется главная причина стремления Приднестровья к независимости, — то есть, совершенные молдавскими гвардейцами массовые убийства в Бендерах в день школьного выпускного бала. После этого события жители Приднестровья не считают возможной жизнь в одном государстве с подобными ублюдками, которых за прошедшие 15 лет никто в тюрьму не посадил, в том числе и при нынешнем, якобы левом режиме Воронина.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Я уж не говорю о том, что у приднестровцев есть полуюридическое основание, заключающееся в том, что Молдавская автономная республика на территории нынешнего Приднестровья никогда не входила в состав Бессарабии, а была в составе Украины. Что объединение Молдавской автономной республики с Бессарабией и создание Молдавской Советской Социалистической республики произошло только после 1940-го года.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.proriv.org/page.php?11&quot;&gt;&amp;nbsp;Lire la suite (Mouvement International de Jeunesse &quot;Proryv!&quot;) / continue reading (International Youth Corporation &quot;PRORIV!&quot; / &lt;b&gt;читать дальше (ММК-НДП «ПРОРЫВ!»)...&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://www.proriv.org/news.php&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.proriv.org/e107_themes/mediabong2_1/images/logo-left.jpg&quot; height=&quot;79&quot; width=&quot;342&quot; /&gt;&lt;/a&gt; 
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                <title>Oui à l'Europe fédérale !</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
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                                <category>Métapolitique</category>
                                <category>Nouvelle Droite</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Régionalisme</category>
                                                <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 14:32:59 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img width=&quot;341&quot; src=&quot;http://montataire.parti-socialiste.fr/files/drapeaux-europeens.jpg&quot; height=&quot;255&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;par Robert de Herte&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les discussions sur l'Europe sont le signe le plus évident de la confusion de la pensée actuelle. L'une des causes de cette confusion réside dans l'incapacité de la plupart des protagonistes du débat à raisonner à propos de l'Europe en d'autres termes que ceux de leur héritage politique singulier. Une autre cause est l'incapacité de ces mêmes acteurs à hisser le débat au niveau qui lui convient, celui d'une interrogation fondamentale sur les notions de &lt;i&gt;politie&lt;/i&gt;, de droit, de légitimité, de représentation, d'autonomie et de souveraineté. Ces traits sont particulièrement marqués en France, ce qui n'a rien d'étonnant, puisque la mentalité de la classe politique, de droite comme de gauche, n'a cessé depuis des siècles d'être structurée par le paradigme, bodinien d'abord, puis jacobin, de l'unité (au détriment de l'union) et de la souveraineté indivisible (au détriment de la souveraineté répartie).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;par&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les réticences vis-à-vis de l'Europe s'alimentent d'abord des incontestables défauts de la construction européenne. On ne peut qu'être frappé à cet égard du total décalage existant entre une union européenne particulièrement avancée sur le plan commercial et financier et quasiment inexistante dans les domaines militaire, politique et social. L'Europe ne dispose aujourd'hui d'aucun exécutif digne de ce nom. Elle est créatrice d'obligations par le biais du droit communautaire, mais semble incapable d'en donner la justification. Le discours sur la subsidiarité est contredit par la mise en place d'une bureaucratie qui se veut omnicompétente. Faute d'une instance constituante, rompant avec la méthode opaque des conférences intergouvernementales, l'Europe devient productrice de flou. Ne comprenant plus rien à l'enchevêtrement des compétences et des pouvoirs, inquiets devant les &quot; abandons de souveraineté &quot; qu'ils ne voient pas compensés par l'émergence d'une souveraineté européenne, menacés dans leur vie quotidienne par un double déficit démocratique et social, ayant le sentiment que l'Europe se résume aux banquiers de Francfort, aux technocrates de Bruxelles et aux juges de La Haye, les citoyens tendent à regarder l'Europe comme un problème plus que comme une solution.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;par&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L'Union européenne ne remplit donc pas le rôle que l'on est en droit d'attendre d'elle. Mais qu'en est-il de la France ? William Abitbol et Paul-Marie Coûteaux écrivent que &quot; l'Europe n'est plus qu'un instrument de la mondialisation et non le rempart qu'elle prétendait jadis lui opposer &quot;, mais ils reconnaissent en même temps que &quot; notre pays n'a plus la moindre politique, ni même les moyens d'en avoir une &quot; (&quot; Souverainisme, j'écris ton nom &quot;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 30 septembre 1999). La vérité est que tous les maux qu'on prête aux institutions européennes se retrouvent à l'échelon national. Il n'y a pas moins de &quot; déficit démocratique &quot; en France qu'en Europe, la technocratie parisienne vaut bien la technocratie bruxelloise, et l'on ne voit pas pourquoi les fabricants de fromage qui s'indignent, à juste titre, qu'on réglemente leur production à Bruxelles, devraient trouver normal qu'on la réglemente à Paris. Quant à la diversité des pays européens, qu'on allègue parfois pour en tirer argument contre la construction européenne, elle n'est pas moindre que celle des régions françaises : vouloir réunir l'Allemagne et la Grèce n'est pas plus extraordinaire que d'avoir réuni la Corrèze et l'Ile-de-France. Dès lors, la seule question qui se pose est de savoir à quel niveau la souveraineté peut le mieux s'exercer. La réponse n'est pas douteuse. Une Europe imparfaite vaut mieux que pas d'Europe du tout.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;par&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce qu'on peut en fait le plus reprocher à la construction européenne actuelle, c'est de ne rechercher une légitimité qu'en termes d'&lt;i&gt;output&lt;/i&gt;, c'est-à-dire en termes d'efficacité de résultats mesurés et prédéterminés par un cadre régulateur d'intégration au marché. La dynamique d'intégration s'oriente alors fondamentalement vers une société de marché transnationale et socialement dérégulée, dont la valeur se résume à la stabilité monétaire et à la compétitivité des entreprises. &quot; Les conditions préalables à la formation d'un consentement négocié ne sont pas réunies, constate Thomas O. Hueglin, car chaque joueur va chercher à maximiser son intérêt dans ce jeu à niveau multiple plutôt que de prendre un engagement de solidarité mutuelle &quot; (&quot; Le fédéralisme d'Althusius dans un monde post-westphalien &quot;, in &lt;i&gt;L'Europe en formation&lt;/i&gt;, printemps 1999, p. 38). Or, ce qu'il faut rechercher, c'est au contraire une légitimité en termes d'&lt;i&gt;input&lt;/i&gt;, la construction européenne devant avoir pour objectif de permettre à toutes les parties associées de traiter elles-mêmes librement, chaque fois qu'elles le peuvent, les problèmes qui les concernent, en acceptant les conséquences qui découlent de cette liberté.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;par&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L' &quot; Europe des Etats &quot;, l' &quot; Europe des patries &quot; ou l' &quot; Europe des nations &quot;, formules commodes pour masquer un refus fondamental de l'Europe, ne permettent pas d'atteindre un tel objectif. Il en va de même d'une &quot; nation européenne &quot;, qui reporterait au niveau supra-national toutes les tares propres à la logique unitaire de l'Etat-nation jacobin - et aussi d'un fédéralisme &quot; par le haut &quot; qui n'est que trop souvent l'alibi de l'hégémonisme. Seul le fédéralisme &quot; par le bas &quot;, dit aussi fédéralisme intégral ou sociétal (cf. Lutz Roemheld, &lt;i&gt;Integrale Föderalismus&lt;/i&gt;, Vögel, Munich, 1978 ; Thomas O. Hueglin, &lt;i&gt;Sozietaler Föderalismus&lt;/i&gt;, Walter de Gruyter, Berlin, 1991), fondé sur une application rigoureuse du principe de subsidiarité, peut permettre, en faisant partir la construction européenne du niveau communautaire, local et régional, de rejeter d'un même mouvement l'impuissance et le nivellement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;par&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La prédominance du modèle de l'Etat-nation a fait oublier qu'une nation peut aussi bien se composer d'une pluralité d'Etats, et un Etat d'une pluralité de nations. Il faut se défaire de cette vision étatiste et absolutiste qui a trop longtemps interdit de penser l'exercice de la démocratie dans un cadre autre que celui de l'Etat-nation, alors qu'elle a partout entraîné l'uniformisation, la relégation dans le privé de liens substantiels entre les membres des diverses communautés, la suppression des enracinements concrets et des appartenances particulières, la centralisation et la concentration des pouvoirs entre les mains d'une Nouvelle Classe de gestionnaires et de techniciens. Comme l'avait déjà noté Nicolas Berdiaev, l'Etat n'a de sens que pour autant qu'il crée les conditions du vouloir vivre ensemble, en faisant participer à la vie publique tous les membres du corps politique tout en étant le &quot; garant de l'ordre des autonomies &quot; (&lt;i&gt;De l'esclavage et de la liberté de l'homme&lt;/i&gt;, Desclée de Brouwer, 1990, p. 194). Il s'agit de retrouver les échelons intermédiaires supprimés par des siècles de jacobinisme, et de faire resurgir une vie locale fondée sur des valeurs partagées, aujourd'hui menacées par la montée de la rationalité anonyme, des valeurs marchandes et de la mondialisation.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;par&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nous ne sommes donc ni du côté des &quot; souverainistes &quot; nationalistes ou nationaux-républicains, ni du côté des &quot; libéralo-libertaires &quot; qu'on leur oppose parfois. Nous pensons que l'Europe doit aller vers un fédéralisme par le bas. Cela signifie que les petits Etats européens doivent se fédérer entre eux, et que les grands doivent se fédéraliser à l'intérieur de leurs frontières. On a besoin en France d'une Europe fédérale souveraine, à la fois &quot; une et indivisible &quot;, comme on a besoin en Europe d'une France fédérale, qui cesse d'être une &quot; république une et indivisible &quot; pour devenir la république fédérale des peuples de France.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;[Eléments n°96, novembre 1999]&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Paysages et sens du lieu</title>
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                <author>noreply@ (CSAE)</author>
                                                <category>Identité</category>
                                <category>Métapolitique</category>
                                <category>Nouvelle Droite</category>
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                                                <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 14:20:37 +0200</pubDate>
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                     &lt;dl&gt; &lt;dt&gt;&lt;img width=&quot;321&quot; src=&quot;http://www.buddhachannel.tv/portail/local/cache-vignettes/L400xH267/400-yann-arthus-bertrand2-4544c.jpg&quot; alt=&quot;JPG - 90.8 ko&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;width: 321px; height: 240px&quot; /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt style=&quot;width: 350px&quot; class=&quot;spip_doc_titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Photo: Yann Arthus-Bertrand, mer&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par &lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Luisa Bonesio&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Comme l'a souligné Marcello Veneziani à propos des approches géo-philosophiques du problème de la territorialité, le besoin, caractérisant l'attitude communautaire, de se reconnaître dans des archétypes, traditions et continuités formant un horizon de sens, est inséparable du sentiment ou du désir d'appartenance à un lieu, d'enracinement dans une terre d'élection, de recherche d'un horizon où se fixer. C'est l'affirmation de la valeur des lieux et de la mémoire contre la mondialisation déracinante, cosmopolite, multiraciale, laquelle s'exprime aussi au travers du nivellement des caractéristiques locales, de l'uniformité indifférenciatrice où la Terre est comme fondue de nouveau en un bloc unique, monotone et déculturant. Dans le cadre de ses pertinentes oppositions terme à terme, Veneziani soutient que « la communauté relève d'un lieu, ce qui est libéral d'un temps » : la communauté est la pensée d'une origine et d'une généalogie inscrites dans des lieux précis ­ patrie ou matrie ­, d'où elle tire aliment et sens (« La frontière n'est pas le mal, mais ce qui garantit concrètement la sphère de notre être et de notre agir » &lt;a href=&quot;http://es.geocities.com/sucellus24/3107.htm#note1&quot; class=&quot;renvoi-note&quot;&gt;(1)&lt;/a&gt; ; le cosmopolitisme faustien, la fuite en avant libérale, sont au contraire tout entiers tournés vers la libération de ce qui rattache à une terre et à la singularité d'un lieu, au nom de l'universalisme à réaliser au sein d'une temporalité orientée vers le progrès. Ceci signifie que l'insistance sur la variabilité des temps et des traditions, donc sur le relativisme historique des valeurs, a pour pendant la tendance complémentaire à l'abolition des différences, des identités partielles et éparses. Inversement, la défense des différences, des identités et des traditions qui s'incarnent dans des patries territorialement définies, s'accompagne généralement d'une mise en valeur de la mémoire, de l'héritage culturel, dans le cadre d'une idée de communauté élargie aux ascendants et aux descendants, ainsi qu'à la terre elle-même.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://es.geocities.com/sucellus24/3107.htm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Lire la suite...&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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