29.06.2008

Arménie: nation martyr de l'orthodoxie

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Plus d'un touriste s'émerveillait jadis, en 1988, à Erivan, capitale de l'Arménie, de pouvoir aller se promener dans les montagnes du Nagorno Karabagh, une région dont le nom signifie “jardin noir” en langue turque. Aujourd'hui, ce pays merveilleux est l'endroit, sur la planète, le plus couvert de mines anti-personnel. Le Nagorno Karabagh, que les Arméniens appellent “Artzhak”, est un nouvel Etat, né de la résistance et de la guerre des partisans menée par la population arménienne contre l'invasion islamique turque venue d'Azerbaïdjan. Les Azéris, effectivement, se sont rendus maîtres du pays au moment de l'effondrement de l'Union Soviétique. Si on s'y rend en voiture en venant de la cité de Berdzor, il faut traverser un no man's land encore infesté de bandes azéries et passer entre deux colonnes frappée d'un symbole identique au “Soleil des Alpes” placé sur une épée marquée d'une croix. On se trouve alors dans le district de Shushi, une ville accrochée à une montagne escarpée, où Sergey Tsaturian reçoit les visiteurs. Il est le commandant de la Garde Nationale. Il est l'un des sept frères de la première famille qui, guidée par le patriarche Grigory Shendyan, âgé de 98 ans, a pris les armes contre les envahisseurs. Avec grande fierté, il nous montre une église dont on achève la construction: les Azéris d'ethnie turque l'avaient incendiée puis faite sauter à la dynamite, il y a trois ans.

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Afghanistan: une guerre de 210 ans

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Par Robert Steuckers 

Depuis que les troupes américaines et occidentales ont dé­barqué en Afghanistan, dans le cadre de la guerre anti-ter­ro­ristes décrétée par Bush à la suite des attentats du 11 sep­tembre 2001, un regard sur l'histoire de l'Afghanistan au cours de ces deux derniers siècles s'avère impératif; de mê­me, joindre ce regard à une perspective plus vaste, englo­bant les théâtres et les dynamiques périphériques, permet­trait de juger plus précisément, à l'aune de l'histoire, les ma­nœuvres américaines en cours. Il nous induit à constater que cette guerre dure en fait depuis au moins 210 ans. Pour­quoi ce chiffre de 210 ans? Parce que les principes, qui la guident, ont été consignés dans un mémorandum anglais en 1791, mémorandum qui n'a pas perdu de sa validité dans les stratégies appliquées de nos jours par les puissances ma­­ritimes. Seule l'amnésie historique, qui est le lot de l'Eu­rope actuelle, qui nous est imposée par des politiques aber­rantes de l'enseignement, qui est le produit du refus d'en­sei­­gner l'histoire correctement, explique que la teneur de ce mémorandum n'est pas inscrite dans la tête des diplo­ma­tes et des fonctionnaires européens. Ils en ignorent généra­le­ment le contenu et sont, de ce fait, condamnés à ignorer le moteur de la dynamique à l'œuvre aujourd'hui.

 

 

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Dostoïevski et la problématique Est-Ouest

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Dostoïevski est l'écrivain de la maladie de l'âme russe, qui était encore rampante en son temps et qui a attendu le bolchevisme pour éclater au grand jour. Dostoïevski n'est plus campé sur un sol ferme, comme l'étaient les slavophiles. La sérénité plaisante, jouissant d'immenses espaces, de l'ancienne vie russe lui est étrangère. Il ne vit et ne décrit pas la Russie moscovite, comme Griboïedov ou Ostrovski - même s'il est originaire de Moscou - mais l'époque de Saint-Pétersbourg dans l'histoire russe, au moment où deux approches sentimentales du monde entrent en collision sur le sol russe, au moment où l'Asie et l'Europe se rencontrent dans le cœur de l'homme russe. Ses héros sont des représentants de l'intelligentsia pétrinienne, dont les âmes déchirées sont le théâtre où s'affrontent et s’entre-déchirent dans une lutte mortelle le vieil esprit oriental et le nouvel esprit occidental. De là, l'énergie débridée et dramatique de ses romans qui, dans leur construction, leur structure et leur dynamique sont en fait des tragédies. On ne discerne rien en eux de l’ampleur épique, et on n'a nullement l'impression de pénétrer dans l'immédiateté d'un monde bien clos.

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Source :

Walter Schubart (1897-1941), extrait de Europa und die Seele des Ostens (1938), in revue Vouloir n°129/131, janv. 1996. Tr. fr. : L'Europe et l'âme de l'Orient, tr. D. Moyrand et N. Nicolsky, Albin Michel, 1949. [N.B. : il existe également une traduction italienne de ce livre : L'Europa e l'anima dell'oriente (tr. Guido Gentilli, Ed. di Comunità, Milano, 1947. Recension : Rivista di filosofia, n°2/1948, p. 200-201) ; une espagnole : Europa y el alma de oriente (Edic. Studium de Cultura, Madrid, 1946) ; une anglaise : Russia and Western Man (tr. A. von Zeppelin, F. Ungar Publishing Co., NY, 1950). On pourra aussi se reporter pour une étude sur cet auteur à : A. Vitale, Il destino dell'Europa e la rinascita della Russia. Note su Walter Schubart, in Futuro Presente n°7 (1995), p. 81-90].

 

Corridor 5 : nouvelle voie de l'économie

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Ce que l'on appelle le "Corridor 5" est le tracé qui u­nit les rives de l'Atlantique aux terres russes. De­puis quelques temps, tous les politiciens en par­lent. Il est dans le collimateur depuis les étranges in­cidents survenus dans les tunnels alpins (qui l'ont bloqué). Cependant, les journaux du régime, vé­hicules de la "pensée unique", répandent sur cet­te question géopolitique cruciale un rideau de fu­mée, qui nous empêche de juger sereinement de la situation. Archimède Bontempi a interrogé à ce sujet Federica Seganti, conseillère régionale de la Lega Nord dans la province italienne de Frioul/ Vénétie Julienne et experte en questions de trans­port.
 

AB: Pourquoi cet intérêt subit et tardif que manifeste le gouvernement italien et la Commission européenne pour ce "Corridor 5"?

 

FS: Le Corridor numéro 5 tire toutes ses potentialités parce qu'il traverse un vaste bassin naturel, par où passe un trafic important; plus tard, ces potentialités se verront encore am­plifiées, parce que ce bassin s'élargira à d'autres flux sus­ceptibles d'être canalisés via d'autres parcours alter­na­tifs, dans des conditions améliorées, qu'offriront les diffé­rents pays. Si ces flux peuvent couler de manière optimale, ils favoriseront les échanges entre plusieurs pays d'Europe occidentale, dont le Nord de l'Espagne, le Midi de la France et une partie de la Suisse et de la Padanie, avec les PECO; ces flux pourront emprunter directement le "Corridor 5", ce qui nous donnera l'occasion d'éviter de détourner le trafic vers le Nord des Alpes, modus operandi qui augmente con­sidérablement les coûts de transport.

 

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26.06.2008

Russie, les impasses d’une mémoire blessée : complexe post-impérial et perspective altereuropéenne

 

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Que reste-il de notre victoire ? Russie-Occident : le malentendu
par Natalia Narotchnitskaia, Editions des Syrtes, 208 pages, 18 euros.

 

Pascal Lassalle
Source : http://theatrumbelli.hautetfort.com

Dans un contexte de tensions et d’incompréhension croissantes entre une Russie renaissante et un Occident américanocentré, les éditions des Syrtes ont été bien inspirées de publier un petit essai qui tombe à pic. Celui-ci est l’œuvre de Natalia Alexeevna Narotchnitskaia, une des figures de proue de la mouvance patriotique russe et, de ce fait, le porte parole de bon nombre de ses compatriotes (1).

Née en 1948, personnalité éminente de l’Orthodoxie politique, cette historienne, membre de l’Académie des sciences, fut élue député du parti Rodina et occupa le poste de vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Douma. Farouche partisane d’une « civilisation orthodoxe » singulière fondée sur la prédominance des Russes ethniques, Narotchnitskaia s’est signalée par ses critiques de la globalisation et des mécanismes supranationaux. Partisane d’un maintien des souverainetés étatiques et nationales, elle s’est fait aussi connaître par ses vigoureuses prises de positions contre la désagrégation de la Yougoslavie et l’implication de l’Otan, ce jusqu’à la récente proclamation d’indépendance du Kosovo. Son premier ouvrage traduit en français est donc un événement éditorial, d’autant plus qu’elle dirige depuis peu un Institut russe de la démocratie et de la coopération, basé à Paris, qui vise notamment à observer les atteintes aux droits de l’homme en Occident. Polémique et passionné, son livre, desservi par une traduction parfois approximative, se présente comme un appel véhément lancé à l’opinion publique occidentale.

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25.06.2008

Le dessous des cartes (Arte): le Terrorisme




Alexander Gorelovsky: Course of “PRORIV!” for independence and unity with Russia

(Александр Гореловский  / Aleksandr Gorelovskiï)

Correspondent: Alexander, today “PRORIV!” suffers an informational blockade. Corrupt officials and botchers unite in order to make your popular movement leave the political scene. How can you comment on this fact? Does “PRORIV!” have any prospects of success in such a situation?

A.G.: Unfortunately, our youth was betrayed. During the blockade and the referendum our boys and girls supported our republic and its course for integration with Russia under sunny flags on hot and cold and even rainy days. All Pridnestrovian state mass media showed these actions almost every day. Then they received a command from above not to show those actions. And they obeyed. Guilty conscience of the executors is fed with state and bank bonuses. They eventually lose their value, but do not notice it. Today the principle of the national channel is the following: “One party. One fund. One bank. ”
People complain of it and say that makes them sick. But the opinion of people is not an argument for information mafia. “PRORIV!” in turn got only stronger in such conditions. We learned to work without TV.
Our young people communicate directly with people – they distribute newspapers, booklets, calendars. They tell people about the goals and objectives of “PRORIV!”, inform about current events in republic and abroad. Sooner or later we will also unblock television. “Our cause is just. We will gain victory!”

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16.06.2008

Le nerf de la guerre (Arte)

Excellent reportage d'Arte traitant de la propagande, du facteur pétrolier et du lobby de l'armement dans la préparation de la guerre en Irak et mettant cette problématique dans une perspective allant de 1945 à nos jours.

 

 

15.06.2008

Busherie élyséenne : une visite dégoulinante d’amitié

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15/06/2008 – 09h40
PARIS (NOVOpress) – Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage ! En France depuis vendredi, George W. Bush – et Madame – sont les hôtes du couple présidentiel français. Et depuis leur arrivée, les démonstrations et les grandes déclarations d’amitié ne cessent de se succéder. Une façon sans doute pour « la France d’après » d’enterrer l’ère chiraquienne.

George W. Bush s’est livré vendredi soir à un vibrant éloge de Carla Bruni (l’épouse actuelle du président, Ndr) : « une femme intelligente, très compétente, et je comprends pourquoi vous l’avez épousée ». Le lendemain, il a déclaré avoir « conforté une amitié personnelle avec Nicolas ». Pour le Président français, « l’amitié et l’alliance n’empêchent pas la France de déterminer ses positions en toute indépendance, mais elles permettent de gérer de façon apaisée nos différences ». Des différences qu’on a du mal à cerner tant les deux hommes sont d’accord sur l’ensemble des sujets abordés, à savoir la situation au Proche-Orient et l’Iran.

Au cours d’une conférence de presse commune, l’un et l’autre ont rappelé leur détermination à s’opposer à la soi disant menace nucléaire iranienne : George Bush s’est déclaré « déçu » que les dirigeants iraniens aient rejeté l’« offre généreuse » de coopération des grandes puissances en vue de la suspension de leur programme d’enrichissement d’uranium. « C’est une indication pour les Iraniens que leurs responsables veulent les isoler encore plus », a déclaré le Président américain. « L’obtention par l’Iran de la bombe nucléaire est inacceptable, c’est clair. C’est une menace inacceptable pour la stabilité du monde, surtout rapportée aux déclarations répétées du président actuel de l’Iran. »

Les deux présidents ont demandé à la Syrie de prendre ses distances avec Téhéran et de devenir une « force constructive » - doit-on comprendre « docile » ? - au Moyen-Orient, notamment au Liban avec qui Bachar El-Assad est appelé à rétablir des relations diplomatiques « à part entière » ainsi que des « relations de bon voisinage ».

Même si les Etats-Unis avaient publiquement manifesté leurs réserves à la main tendue par Paris au régime syrien, qu’ils considèrent comme l’un des principaux soutiens au terrorisme international, George W. Bush s’est bien gardé d’évoquer ce sujet de facherie pour rendre au contraire un hommage appuyé à son homologue français, un homme « plein d’énergie », « très sage ». Pour le Président de l’hyper-puissance américaine, « la France est la toute première amie de l’Amérique ». « Amie »… ou « vassale » ?


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Maîtres du monde : les Etats-Unis veulent empêcher l’Iran d’acheter des avions

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PARIS (NOVOpress)
– Le Bureau of Industry and Security (BIS) du département du commerce américain cible actuellement tous les fournisseurs des compagnies aériennes iraniennes. C’est ce que révèle Intelligence Online du 12 juin 2008. Selon la lettre confidentielle, le BIS vient d’interdire à la société britannique Galaxy Aviation Trade Co. Ltd d’acheter un Boeing 747 d’occasion auprès de la compagnie turque Ankair en vue de le revendre à Iran Air sous peine d’être frappée de sanctions américaines.

Le BIS a déjà procédé de façon identique en mai dernier avec Balli Group, accusé d’avoir loué des avions de ligne à Téhéran. Mais le géant britannique du trading de l’acier paie sans doute aussi son rôle-clef dans le maintien de relations commerciales et diplomatiques étroites entre l’Iran et le monde occidental.

Au sein du département du commerce américain, le Bureau of Industry and Security (BIS) est chargé de contrôler les exportations de biens mettant en jeu la sécurité nationale : « armes de destruction massive », technologies duales, transferts de technologies sensibles. Selon IOL (15/05/2008) : « Son bras armé, l’Office of Export Enforcement (OEE), enquête et interpelle les contrevenants aux lois américaines sur les exportations. Habilités à procéder à des interpellations et à saisir des marchandises, ses agents mènent la plupart de leurs enquêtes en étroite collaboration avec le FBI et les douanes. L’OEE dispose également d’un réseau d’agents détachés auprès des ambassades américaines à Pékin, Hongkong, New Dehli, Moscou et Abou Dhabi. Ils ont pour mission principale la vérification de l’utilisation des technologies duales exportées ». Et de s’assurer ainsi que la sacro-sainte liberté du commerce, tant vantée par les Etats-Unis, ne vienne pas gêner la toute-puissance de ceux-ci.


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