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05.11.2008

Quel avenir pour l'Université de Genève?

Le 30 novembre 2008, une nouvelle loi cantonale sur l'Université sera soumise au vote des citoyens genevois. L'avenir semble incertain et le débat fait rage entre les défenseurs et les opposants à cette loi. Afin de cerner les différents enjeux de cette loi et d'avoir une vision d'ensemble sur cette épineuse question qui semble mettre en péril la véritable autonomie de notre Alma Mater, nous avons jugé utile de mettre en ligne les articles et positions des différents protagonistes. Si le CSAE soutient toute tentative visant à donner une autonomie réelle à l'Université et à la mettre en relation avec les différentes sphères de la société, il n'en reste pas moins perplexe quant aux arguments portant sur l'autonomie financière de notre chère institution et les conséquences qui pourraient en résulter. Ce processus n'est pas seulement à l'oeuvre à Genève mais il touche aussi l'ensemble des universités et participe à l'uniformisation et à la marchanidsation de la culture et des systèmes d'enseignement. N'oublions pas que depuis trois ans, certains milieux économiques et politiques souhaitent procéder à une augmentation des taxes universitaires jusqu'à 5000 CHF par année...

- Nouvelle loi sur l'Université: le Rectorat monte au front:

Université | Le rectorat défend la nouvelle loi cantonale sur l'Université qui sera soumise aux Genevois le 30 novembre. Il balaie les risques de perte de contrôle démocratique et de privatisation de l'institution mis en avant par ses détracteurs. L'équipe complète du rectorat de l'Université de Genève (UniGe) a réaffirmé lundi devant les médias la nécessité de remplacer l'actuelle loi. Datant de 1973, elle est «la plus ancienne et la plus périmée» des législations régissant une université suisse, selon les mots du vice-recteur Yves Flückiger. La nouvelle loi ne sera pas synonyme de dictature du rectorat. «Elle ne concentre pas les pouvoirs, mais précise les responsabilités», a
affirmé Pierre Spierer, vice-recteur. Un nouvel organe représentatif, l'Assemblée de l'Université, se prononcera sur tous les grands instruments de gouvernance et désignera le recteur.

Lire l'article (Tribune de Genève)...

- Non à la nouvelle loi sur l'Université!

L’autonomie envisagée n’est qu’une façade qui masque un transfert de dépendance de l’Etat vers l’économie marchande.

Encouragée à être toujours plus « compétitive » sur le marché international de l’éducation, l’Université se voit affublée d’une simple loi-cadre, réduite au minimum, afin de garantir sa flexibilité et son adaptation à l’offre et à la demande.

Plutôt que d’autonomie, il s’agit en fait d’une indépendance de gestion pour le rectorat de l’Université. Celle-ci serait désormais dirigée à la manière d’une entreprise privée par un rectorat fort. Il s’agirait alors d’une lourde perte de contrôle populaire sur cette institution. D’un service public, elle est appelée à devenir une entreprise fournissant des prestations à des étudiants désormais conçus comme des clients.

Lire la suite (Communauté Genevoise d'Action Syndicale)...

 

- En marge de la nouvelle loi sur l'Université:

Le peuple est appelé à se prononcer le 30 novembre sur la nouvelle Loi sur l’Université, une loi qui doit en substance donner plus d’autonomie à l’institution universitaire. Si le peuple est appelé à voter, c’est suite à un référendum initié par les étudiants au lendemain de l’adoption de ladite loi par le Grand Conseil, à la veille de la pause estivale. Un numéro hors série de la revue Courants, organe de la CUAE (voir lien ci-dessus) expose clairement les craintes estudiantines. Les étudiants sont inquiets, et on les comprend, quant au peu de garanties données en matière de taxes universitaires, plafonnées jusqu’à présent à 500 frs par semestre. Ils craignent que l’Université de Genève ne perde le caractère démocratique qui est le sien pour s’aligner sur les modèles prestigieux d’Outre-Atlantique. Les taxes déjà perçues à l’Institut des Hautes études internationales et du Développement (3.000 frs pour un étudiant suisse par semestre et 5.000 frs pour un étudiant étranger) donnent un aperçu de ce que pourrait devenir demain l’ensemble de l’Université.

Lire la suite (Blog TDG Patri & Archi)...

- Non à la nouvelle loi sur l'Université:

Suite aux événements qui ont ébranlé l'Université de Genève au printemps 2006, le Conseil d'Etat avait jugé bon de confier à une commission externe le soin de rédiger un avant-projet de loi sur l'Université. Le mandat de cette commission, présidée par l'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss, avait certes de quoi nous inquiéter. La commission devait en effet organiser ses travaux autour de trois axes: l'autonomie de l'Université, le mode de gouvernance et la convention d'objectifs (autrement dit, le contrat de prestations). Il n'aura pas fallu plus de huit mois à cette commission pour accoucher d'un avant-projet qui propose ni plus ni moins que de transformer l'Université en établissement de droit public autonome, sur le modèle des Transports publics genevois (TPG) ou des Services industriels de Genève (SIG). Le Conseil d'Etat est manifestement décidé à aller vite en besogne. Rendu public le 5 avril dernier, l'avant-projet a été traduit à la fin août en projet de loi, projet qui devrait être discuté tout prochainement au Grand Conseil. Quant à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi, elle est agendée au 1er avril 2008.

Lire la suite (Syndicat du Service Public - SSP / VPOD)...

 

 

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