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28.03.2008
« Tu n’es pas ton travail »… mais quand même…
“Le rendement prévu et le degré de risque ne peuvent être les seuls critères pour un investissement, le choix d’investir en un lieu plutôt que dans un autre, dans un secteur de production plutôt que dans un autre, est toujours un choix moral et culturel.” (Doctrine sociale de l’Eglise, “Epargne et consommation”)
“Si le martyre représente le sommet du témoignage rendu à la vertu morale, auquel relativement peu de personne sont appelées, il n’en existe pas moins un témoignage cohérent que tous les chrétiens doivent être prêts à rendre chaque jour, même au prix de souffrances et de durs sacrifices.” (Jean Paul II)
Ces deux sentences, qui peuvent aisément sortir du cadre de la religion et servir de préceptes à toute éthique militante, montrent bien que notre activité économique et donc professionnelle n’est pas, ne peut pas être, « neutre ».
Les métiers que nous occupons représentent, tout du moins en termes de temps consacré, une part considérable de nos jours. Comment pourrions-nous être autre chose que d’inutiles tartuffes si ces emplois contredisent radicalement, par leur nature, leurs expressions et leurs conséquences, les engagements et convictions que, parallèlement, nous prétendons avoir ? Quel sens autre que celui de ridicule gesticulation peut avoir le collage anticapitaliste ou la conférence sur la justice sociale du week-end si le reste de la semaine est consacré, plus de 40 ou 50 heures, à être le serviteur empressé de la finance ou de la publicité ?
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15:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, profession, finance, social, capitalisme, intégrité, hypocrisie



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